CAMEROUN :: Élections sénatoriales : le torchon brûle entre Ketcha Courtés et Micheline Dsamou :: CAMEROON

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Une lettre largement partagée dans des groupes WhatsApp du Ndé, libellée « attestation bonne conduite du président de section », signée par Ketcha Courtés, charge l’honorable Dsamou Micheline. 

La nuit des longs couteau est tombée.

Le processus de dépôt des listes pour les élections sénatoriales est lancé et s’achève dans quelques jours. Dans la circonscription électorale du département du Ndé, notamment dans la section Rdpc Ndé-nord, la candidate déclarée de la sénatrice Micheline Dsamou fait couler beaucoup d’encre et de salive. La présidente de cette section, Célestine Ketcha Courtés, par ailleurs ministre de l’Habitat et du Développement urbain, a écrit au Comité central du parti pour tenter de barrer la voie à celle qui a déjà siégé à la Chambre haute du Parlement, au cours de la 2e législature (2018-2023). 

Dans sa note, non datée, adressée au Comité central,  Célestine Ketcha Courtés déclare que la sénatrice a été « malheureusement absente sur le terrain » et n’est apparue que de manière sporadique lors des événements organisés au village. Elle ajoute qu’« en l’absence des états de services visibles et d’un bilan porteur, pour les défis à venir, il serait souhaitable de promouvoir une nouvelle figure, vœu au demeurant du président national, S.E.M Paul Biya ».

Dans le camp de Honorable Dsamou, des langues se délient et disent que « Ketcha n’a peut-être pas bonne connaissance du terrain. Honorable Dsamou a construit la basilique de Bangangté. Un temple de Dieu qui honore aussi bien le département du Ndé que toute la région de l’Ouest ». Cet état de service est battu en brèche par le camp Ketcha Courtés qui pense qu’ « elle aurait dû laisser la basilique et construire une école ou une usine de fabrication de savon ». Les plus avisés pensent que là ministre n’a aucune compétence et aucun droit à juger une sénatrice fut-elle présidente de section. « Son élection par ailleurs étant été entachée de moult irrégularités », pensent ces personnes

Source: camer.be