CAMEROUN :: OLEMBÉ : La société civile accable le MINSEP :: CAMEROON

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Pour l’ONG, l’Observatoire du Développement Sociétal (ODS) qui a fait une sortie la semaine dernière, le ministère des Sports et de l’Éducation physique, partie prenante au premier chef dans ce dossier n’a pas fait son job.

Le constat est clair. Le complexe sportif d’Olembe est un énième raté parmi les grands projets engagés ces derniers temps et promis au peuple par Paul Biya. Il ava désormais établir les  responsabilités, surtout côté Cameroun, car quelqu’un devra payer pour tout çà, si on ne s’en tient qu’aux engagements pris par le président de la République, lors de son adresse à la nation, le 31 décembre 2022. Et, dans ce chasser-croiser que semble se livrer le ministère des Sports et de l’Éducation physique (MINSEP) et la Task force mise sur pied pour ce projet et d’autres concernant la dernière Coupe d’Afrique des Nations (CAN), laquelle Task force est pilotée par le ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République, l’Observatoire du Développement Sociétal (ODS) estime que « le MINSEP n’a pas fait son job ».

C’est du moins ce que pense Lilian Koulou, son coordonnateur qui était devant la presse, la semaine dernière à Yaoundé. Pour justifier sa position, Lilian Koulou commence par le début de la mise en œuvre de ce projet, avec des lenteurs administratives qui « vont freiner la désignation du maitre d’ouvrage assistant, préalable qui n’interviendra finalement que vers les débuts du second semestre de l’année 2016. Et, Les travaux vont enfin démarrer sous la supervision du ministre des Sports et de l’Éducation Physique Pierre Ismaël Bidoung Mpwkatt…le retard accusé pour le démarrage des travaux va conduire à pencher in fine pour l’option des préfabriqués.

Durant un an, PICCINI  va faire débarquer au Cameroun 8 700 gros porteurs de matériel lourd, donc 85 camions par jours de Douala pour Yaoundé. Seulement, cette option de préfabriqués non prévue initialement, tout comme son corollaire d’aléas vont alors imposer une importante logistique, et conséquemment, contraindre l’entreprise PICCINI  à solliciter une rallonge budgétaire de 28 milliards de francs CFA supplémentaires pour amortir le choc financier induit ».

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Selon les observations du coordonnateur national de l’ODS, « lors de la première visite de chantier du nouveau ministre des Sports et de l’Éducation physique, celui-ci brandit sans ménagement des menaces à l’encontre de l’entreprise PICCINI  et annonce de manière péremptoire l’existence d’un plan B. La concertation va très vite être rompue entrainant l’arrêt des travaux et le début de la grogne des sous-traitants. Ce blocus va entrainer contre toute attente, la rupture du contrat entre l’État du Cameroun et l’entreprise PICCINI  ». Alors que cette entreprise avait déjà consommé à la date du 09 novembre 2019, 113 milliards de FCFA, et les travaux étaient à 70% le stade principal de 60 milles places ; les deux terrains d’entrainement à 85%; le gros oeuvre de l’hôtel 5 étoiles entamé; les espaces commerciaux construits à 50%. « L’entreprise PICCINI  qui digère mal la rupture du contrat qu’elle juge abusive, va faire geler le compte qui dispose encore d’un reliquat de 50 milliards de FCFA », explique Lilian Koulou.

La Task force en sapeur-pompier

L’ODS estime qu’«il faut uniquement être de mauvaise foi manifeste pour ne pas saluer le travail et  les efforts de la Task- Force qui ont évité au Cameroun, pays mondialement reconnu parmi ceux du football, d’essuyer la honte et le mépris légendaires qu’aurait entraîné le retrait à notre pays de l’organisation de cette CAN, dont toutes les conditions d’échec semblaient réunies…mais sachant les conséquences qui auraient pu en découler, notamment les amendes et le déshonneur, l’équipe conjointe interministérielle placée sous l’autorité du SGPR a permis de restaurer l’image du Cameroun et par ricochet, celle du président de la République, Chef de l’État, premier sportif camerounais, garant des institutions républicaines qui a mis un point d’honneur pour la tenue et le succès quarante ans après, de cet événement sportif ayant drainé dans notre pays du très beau monde et donc, des projecteurs braqués durant un mois et plus sur le Cameroun ».

Avant de conclure que «…tout observateur avertit, empreint d’un minimum de lucidité peut alors se rendre à l’évidence que la Task-Force a joué à fond sa partition…d’ailleurs, les documents actuellement en circulation qui explicitent clairement l’avance de démarrage et les décomptes 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 pour le paiement régulier des factures émises dans le cadre des travaux, démontrent clairement que le superviseur de la Task-Force se référant aux différentes correspondances du MINSEP a régulièrement marqué son accord et autorisé le paiement des montants correspondant aux travaux relatifs aux différentes infrastructures sportives concernées ». 

Source: camer.be