Sonacam: trois palais de la musique seront construits au Cameroun :: CAMEROON

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Le Pca de cette société de recouvrement de droit d’auteur a présidé le 6 mai dernier à Yaoundé, la cérémonie de réception des études de faisabilité pour la construction de ces cités dans trois villes du Cameroun.

De fil en aiguille, la vision du Pca de la Société nationale camerounaise de l’art musical (Sonacam), Ateh Bazore, se précise. L’un de ses « vœux les plus chers », émis au lendemain de son élection le 12 décembre 2020, s’écrit déjà en musique. Le 6 mai dernier, il a présidé la cérémonie de réception des études de faisabilité pour la construction de trois palais de la musique dans les villes de Yaoundé, de Douala et de Bamenda. A ses côtés, l’on a retrouvé la représentante de l’ambassade des Etats-Unis au Cameroun, le directeur Afrique centrale de Integrated trade finance (Itf), Armstrong Bah ; le directeur général de Geotechn Africa Sarl (architecte du projet) ; des administrateurs de la Sonacam et des artistes-musiciens.

Face à la presse, le Pca de la Sonacam indique que « le projet va permettre aux artistes camerounais de peaufiner leurs arts ». Pour lui, il s’agira d’installer dans ces locaux, des studios d’enregistrement à la pointe des technologies et des podiums interchangeables. En même temps, il sera question des salles de spectacles modulables et avec toutes ses commodités (caméras intégrées et autres équipements connexes). « Des artistes pourront commencer à produire des œuvres compétitives. Nous allons créer des équipes nationales de Makossa, du Bikutsi, de Ben skin, de Ndjang entre autres », a-t-il déclaré. Ateh ajoute que des artistes qui présenteront des maquettes travailleront dans des conditions « hyper professionnelles » et bénéficieront de l’encadrement des meilleurs instrumentistes et techniciens de sons d’ici et d’ailleurs. Plus loin, le patron des artistes-musiciens voit déjà des retombées du palais de la musique. « C’est à travers la performance de ces produits que nous allons gagner l’argent des droits d’auteurs, et que nous allons récupérer l’argent qui nous servira de bien payer le salaire des instrumentistes qui participent dans les différentes chansons et assurer la maintenance et l’entretien des équipements. Désormais, des grands événements culturels ou musicaux seront organisés chez nous et c’est une autre ligne de recettes. Il est question avant tout de faire en sorte que le Cameroun regagne la place de leader en Afrique qu’il a occupé entre les années 70 et 80 ». 

Cameroun – Etats-Unis

Ateh Bazore et ses partenaires américains ont fait du deux en un. La journée du 6 mai donnait lieu à un double événement : la réception des études préliminaires de faisabilité du projet de construction d’un palais de la musique et la signature du « Memorandum of understanding (Mou) » avec l’Itf « qui a accepté de nous apporter l’appui financier et technique pour la réalisation de ce projet ».

Après ces deux préalables, le Pca de la Sonacam informe que la partie américaine va visiter le  Cameroun dans les prochains jours et va signer par la suite, avec la Sonacam, la convention cette fois pour la phase de démarrage proprement dit du projet. « Et ce n’est qu’après que nous parlerons de la pose de la première pierre ». A cette occasion, il renseigne que l’implication des pouvoirs publics sera mis à contribution, « parce que le projet va transformer ce secteur important de la culture de notre pays et au-delà, va cimenter les relations entre les Etats-Unis et le Cameroun ». Concernant le montant global du projet, Ateh Bazore a joué la carte de la prudence. « J’hésite de donner les chiffres mais c’est un projet de plusieurs milliards », a-t-il conclu tout souriant et rassurant.

L’architecte, Benoit Asso’o, qui s’est réjoui de participer à ce projet d’envergure, a rappelé que « l’architecture et la musique vont ensemble. Le palais de la  musique est un projet innovant et structurant ». S’agissant des caractéristiques, il y aura un auditorium de 1500 places assises ; des salles d’enregistrements ; de conférences ; et des salles de répétitions. Sur un autre espace sur le même site, il y aura une salle de fête d’une capacité de 1500 places et une autre de 500 places. « Plusieurs événements peuvent se tenir sur le même site (plus de trois hectares) sans que l’un ne perturbe l’autre.

Le conseiller technique de l’Itf, le Colonel-médecin Godfred Weriwoh Tembeng, n’a pas caché sa joie après la signature de la convention. « Nous voulons que le Cameroun émerge en 2035 et avec sa musique dans le train de l’émergence ». Sans ambages, il a indiqué que c’est Itf qui financera tout le projet. L’orchestre est donc constitué, place à la musique.

Source: camer.be